Poste restante

Un certain regard sur le monde... Ce lieu est un petit bout de web sans prétention, qui réunit quelques informations au fil de mes recherches, mes envies et surtout de ma disponibilité ! Certains articles sont régulièrement mis à jour, n'hésitez pas à farfouiller ou à suivre la page Facebook qui les indique.

Déshydrateur : retour d’expérience

J’en parlais dans cet article, depuis je suis équipée avec la “Rolls”, c’est-à-dire un Excalibur 5 plateaux. Il existe un modèle à 8 plateaux, mais c’était vraiment beaucoup pour l’usage que j’en ai.

Sécher des fruits est d’une simplicité incroyable ! Le plus long reste de les cueillir et les découper, ensuite ils sont à surveiller et à retourner une fois ou deux (et encore, pas tous). L’habitude vient vite, j’ai donc pu régaler mes proches de lamelles séchées de :

  • melons
  • bananes
  • pêches (la variété pavie – ou pêche de conserve – est parfaite
  • figues (mon kéfir me remercie, mon porte-monnaie aussi ^^)
  • fraises (à réhydrater un peu avant)
  • tomates cerises (à moitié desséchées puis mises dans de l’huile d’olive avec des aromates, elles ont ensoleillé mon hiver !)
  • raisins (test moyennement concluant, à tenter avec une autre variété que celle de l’an dernier car les pépins c’est vraiment bof)
  • abricots
  • fuyus (à prendre en version “pomme”, donc encore bien durs)
  • pommes

Et j’en oublie sûrement…

Ensuite j’ai tenté les cuirs de fruits : j’ai voulu prendre un peu d’assurance avant d’essayer donc j’ai démarré en ce début d’été seulement mais quel régal ! C’est rapide, même si je triple le temps de séchage par rapport aux recettes tirées du livre indiqué dans le précédent article, ce qui amène à environ 1h à 60°C puis 47h à 43°C (il va falloir essayer en modifiant un peu les proportions des ingrédients pour avoir une pâte initiale moins liquide – la suite au prochain épisode article sur le sujet)… C’est adapté pour être mangé tel quel comme une langue de bonbon (en bien meilleur), ça se conserve très bien (comptez jusqu’à 6 mois en conditions idéales) et on peut imaginer plein de mariages rigolos comme des wraps à garnir, des formes avec des découpoirs pour que ça devienne des friandises (les enfants adorent) et… Laisser aller son imagination 🙂

De toutes façons, roulés avec du fromage de chèvre frais tout a fonctionné jusque là :

  • abricot
  • melon
  • fraise

Les points très positifs sont bien sûr la température réglable, idéale quand on transforme des aliments très différents, la version rectangulaire qui trouve facilement une place dans une cuisine, le nettoyage très facile et l’odeur qui remplit toute la maisonnée pendant des jours.

Les points négatifs sont le bruit (régulier mais plus important qu’un ventilateur dans une tour d’ordinateur par exemple) et le prix. Celui-ci se décompose en 2 points :

  • le prix d’acquisition – élevé pour ce modèle (d’autant qu’il y avait 3 feuilles spéciales pour réaliser les cuirs de fruit avec), le rentabiliser demande donc de l’utiliser souvent ;
  • le coût d’utilisation. Là c’est Monsieur Simple & Solaire qui a râlé fort. Ah oui, lui l’électricité il maîtrise, forcément. Et quand il a vu la consommation de l’appareil multiplié par le nombre d’heure d’utilisation (compter mini 24h quand on lance quelque chose, bien souvent plutôt 48 à 72h), il a trouvé une grande motivation pour futurement construire un modèle solaire-tout-court. Certes, nos projets de maison autonome aident à tout rationaliser. Mais je n’imaginais pas une telle incidence, d’où un peu de détails ci-dessous. (Ceux qui veulent juste lire les futurs essais peuvent scroller sans vergogne.)

Pour les autres, faisons quelques calculs simple pour comprendre de quoi il retourne :

Ce que consomme l’appareil :
Consommation de l’appareil (en W) X prix du kWh (calculé sur le tarif EDF de juillet 2016 avec un compteur à 3kVA) X nombre d’heure d’utilisation  / nombre de plateau = coût de revient électrique

Soit : 0,440 X 0,15 X 48 / 5 = 0,63 centimes d’euros par plateau à faire sécher pour cet exemple.

Le coût d’une recette :
Pour un cuir de fruit* réalisé avec des fraises à 3,5€/kg + sucre de canne bio à 3,6€/kg + purée de noisette bio à ~36€/kg on arrive à environ 0,98€ du plateau, soit une dizaine de jolies langues à déguster telles quelles ou 4 très beaux wraps à garnir.
*(version grand luxe, on peut aussi faire une compote toute simple avec des fruits à maturité)

Pas cher me direz-vous. Sauf qu’avec une version solaire le prix serait divisé… De quasiment un tiers !

Et pour mieux me rendre compte, me voilà à demander à Monsieur quel kit solaire il me faudrait chez lui pour que mon bel appareil fonctionne jour et nuit de manière autonome. Sur la base d’un Evolukit 250 et deux batteries supplémentaires + accessoires, nous voilà à… presque 3 000€ !

Pourquoi ce petit exercice me direz-vous ? Hé bien parce que la question m’intéresse, et celle de nos dépendances aux énergies tout particulièrement. J’aurai l’occasion d’y revenir (ne ratez pas l’article, il y aura de bons morceaux dedans, incluant du survivalisme et de la permaculture… Pour les zombies je n’ai pas encore tranché, par contre).

Bref, après cette prise de conscience assez déroutante, la conclusion d’un séchoir solaire à moyen terme s’impose d’elle-même. Mais avant cette transition, il me reste (encore pour une année) un raccordement au réseau électrique et donc, plein de tests à réaliser !  Parmi lesquels :

  • poivrons séchés (pour marinade dans l’huile) et cuir de poivrons
  • aubergines séchées
  • feijoas séchés
  • poires séchées
  • cuir de fuyus
  • cuir de tomates
  • cuir de mûres
  • cuir de potimarron
  • muesli sans gluten

Ce mode de conservation des aliments me plaît et convient autant aux palais de la famille et des proches qu’à la réalisation et au stockage simple. Les lamelles de fruits placées dans des bocaux à vis avec un peu de riz au fond fonctionnent très bien. Placées à proximité d’une source de chaleur (four, radiateur…), elles se conservent parfois jusqu’à un an (difficile de dire pour la plupart, elles ont été dévorées bien avant !).

La variété des plats, du simple fruit séché en lamelles pour l’apéritif ou un encas à l’utilisation plus élaborée dans des recettes, en fait un incontournable de l’économat familial.

Pour conclure, je n’ai pas (encore) mis le mot clé “crudivorisme” mais il s’agit bien de cela. La cuisson à très basse température est intéressante car elle préserve bien mieux les nutriments présents dans les aliments. Et autre effet Kiss Cool : la mastication. Ah oui, on ne peut pas avaler quasi tout rond un fruit sec (sauf à s’étouffer avec) et le cuir colle un peu aux dents, donc il demande un petit effort. Lequel est récompensé par une délivrance progressive des arômes, les gourmets apprécieront d’autant plus 😉 Astuce : ne pas faire de wraps trop gros ni trop longs, au risque de décourager les curieux lors des premières dégustations… Pour les langues de fruits, faites confiance aux plus jeunes, ils les dévoreront quoi qu’il en soit !

Page blanche ou asséchement de l’encre ?

L’écriture est passion, nécessité, évolution. Non pas tour à tour mais d’un bloc. Elle nous prend sur le vif, sans se laisser apprivoiser ni adoucir. Et se perd dès lors qu’elle n’est pas fixée. Question d’inspiration ou mémoire de poisson rouge, qu’importe. La rédaction a ce côté magique, nous fait vivre ces moments incroyables dès qu’on lui laisse temps et espace pour se développer.

Inversement il arrive que l’encre sèche dans le stylo. Que mille mots posés ne fassent plus sens (merci les joies du référencement aléatoire et des résultats de recherches improbables). Que persévérance n’y puisse rien. Il y a des heures, des jours voir des semaines où malgré une hygiène impeccable, un rythme soutenu et une grosse envie, rien ne sorte vraiment. Entendons-nous bien : la “page blanche” n’existe pas. N’importe quels mots peuvent être posés. Grattés, répétés à l’envie. Tout texte préexistant peut être repris, réécrit, biffé et raturé, rien de satisfaisant ne sort. Alors quelque soit sa couleur, son taux d’occupation, ses lignes, la page reste vide… de sens.

Le seul juge, avant publication, est l’auteur. Son degré d’exigence constitue l’aune primaire. Dans cette configuration, effectivement, il est seul maître à bord et peut expérimenter des passages à vide douloureux. La frustration s’installe, tourne en boucle, décourage… Et même quand au cœur de cette tempête émotionnelle surgissent quelques lambeaux un minimum à la hauteur de l’attendu, il est rare qu’ils soient conservés. Trop chargés. Leurs vibrations ne résonnent qu’entre elles, sans réussir à s’accorder à de plus vastes morceaux. Nécessaire maturation, mais oh combien difficile à expliquer.

Tel est le calvaire que rencontre parfois l’auteur.

Que dire du rédacteur ? Sa production – obligatoire – fait l’objet de filtres, est jugée par un ou des tiers avant parution. Cette densité est maîtresse en bien des points. Période d’apprentissage pour l’écrivant, aspirant auteur. Nombre d’enchaînements et de brides seraient passées à la trappe, auraient été écrites et réécrites sans forcément aboutir. Et pourtant… Les tiers veillent. Si leurs besoins priment, restent que leur niveau d’exigence est parfois corsé. Avec le recul, la relecture surprend. Bien des éléments restent pour le rédacteur peu enthousiasmant, mais au fil des lignes qui défilent des paragraphes prennent une autre coloration. Dans ces amas de “pisse-copie” on a tôt fait d’oublier ce qui est paru. C’est alors amusant de lire un vieux texte et de le trouver sympa, au point de se dire “tiens, j’aimerais bien écrire comme ça de temps en temps [parce que c’est plus léger, tonique, drôle… et mille autres raisons]” et de s’apercevoir qu’on en est l’auteur !

Le rédacteur n’a pas le luxe du doute. C’est à la fois assez effrayant et très libérateur. L’ego est malmené – les corrections d’épreuves peuvent se révéler être de vraies épreuves (ok elle est facile mais si vraie) – les choix ne nous appartiennent plus. Mais la récompense reste d’écrire tous les jours. Oui, tous les jours. Même “juste quelques lignes”. Cette production de masse est un terrain d’expérimentations, un lieu où s’essayer et tenter quelques galops d’essais. Quand la plume se délie, que les termes s’enchaînent et que les images se laissent capturer, quelle joie ! Et cela se ressent, les tiers soulignant leurs observations.

L’écriture est matière, vivante et animée. Elle demande, quelque soit la position que l’on occupe et la part de liberté que l’on a, d’avoir confiance. Alors elle se laisse apprivoiser, dompter et caresser.

Récompense d’un travail ardu. Parce que si tout le monde sait (ou croit savoir) écrire, reste que pour ceux et celles qui en ont fait leur quotidien les remises en question sont fréquentes et bien souvent vécues de manière solitaire. De l’importance d’échanger – même virtuellement – et de savoir prendre du recul.

Cet article, resté un brouillon pendant plus de 10 mois, est toujours aussi actuel.

Solidarité

Parce que l’exode massif actuel ne sera pas résolu par les seuls politiques, voici un excellent article de Reporterre sur ce que chacun peut mettre en œuvre, à son niveau et avec ses moyens, pour aider son prochain.

Cultiver ses tomates : des bases simples

Cet article – écrit très simplement – résume 20 années d’expériences : 47 erreurs à ne pas faire dans la culture des tomates.

Instructif !

Permaculture : “J’ai essayé de fabriquer du sol dans mon jardin”

Cet article est une référence pour la vulgarisation de la permaculture (sujet qui m’intéresse beaucoup ces derniers mois).

A lire ici (sans oublier les commentaires – certains sont très qualitatifs !)  : consulter l’article.

Claude Bourguignon

Une vidéo pour découvrir de façon très accessible ce en quoi la compréhension des sols est indispensable.

Savoureux !

Le syndrome d’Asperger

Après m’être interrogée sur les hypersensibles et les hauts potentiels, petit tour dans l’univers des personnes présentant le syndrome d’Asperger.

J’emprunte cette excellente non-définition à Aspergirl :

Le syndrome d’Asperger n’est pas une maladie, comme on peut malheureusement le lire ou l’entendre si souvent dans les médias, encore moins une maladie psychiatrique ! Il n’est pas non plus contagieux, ni honteux. Enfin il n’est pas un déficit ou un handicap mental.

Son blog est une mine d’or, défrichant questions personnelles mais aussi sociétales. Les liens sont précieux, et son témoignage relatant son parcours est à lire pour entrer de plein pied dans les problématiques quotidiennes. Il existe aussi un groupe privé sur Facebook où échanger avec d’autres aspies.

Vous vous questionnez ? Reconnaissez dans tout ou partie des écrits ? L’Aspie-quiz est un test libre, qui permet de se faire une première idée : il ne s’agit pas d’un diagnostic médical.

So what?

En quoi se savoir atteint de ce syndrome est-il important ?

Mettre un mot sur des maux peut suffire pour certains, sans même aller jusqu’à voir un médecin et se faire diagnostiquer.

D’autres voudront être sûrs et se dirigeront vers la longue procédure pour obtenir passer les tests. Le site de l’ANCRA (Association Nationale des CRA) recense les différents centres nationaux.

Le jalon suivant : demander la reconnaissance comme travailleur handicapé.

Pourquoi ?

Pour la protection que ce statut apporte. Découvrir ce statut.
Mais selon les témoignages croisés sur différents forums (pas de liens ici : votre moteur de recherche favori suffit amplement !) c’est à double tranchant…

Enfin, on lira avec intérêt le Guide de survie en territoire humain à l’usage des autistes Asperger.

Pour savoir combien de personnes en seraient atteintes, direction le site de l’association Participate !

Arte s’est intéressé à l’autisme de manière plus large et a suivi la piste bactérienne. Intéressant, il ouvre des réflexions…

 

Ajout du 04 mai 2015 :

Merci pour m’avoir signalé ce webdoc, très bien fait et accessible aux aspies comme aux neurotypiques.

Ajout du 02/08/15 :

Une série sympathique avec pour personnage principal un aspie :

Sillicon Valley

 

Ajout du 17/01/2016

Récemment j’ai lu Patient 375 de Nikki Auwen chez Super 8 éditions.

Ce roman policier est rédigé du point de vue d’une médecin atteinte du syndrome d’Asperger. Ce choix est une vraie gageure, réussie grâce à une maîtrise fine de l’écriture. Les choix narratifs ainsi que les champs lexicaux sonnent justes, l’intrigue est bien menée, les sauts temporels ajoutent une forme d’arythmie très réaliste. A lire !

2 autres tomes sont annoncés.

Horyou : une magnifique plateforme !

Depuis quelques semaines, j’ai rejoint la communauté Horyou : lieu où partager de belles idées, en découvrir et soutenir les causes qui nous tiennent à cœur.

A découvrir, cette beta est plus que prometteuse !

Le gros plus : les rencontres dans des grandes villes où sont mises à l’honneur des associations et projets, avec des expositions photos, des concerts…

Une belle aventure…

Carte des lieux de vie, bases nomades, collectifs, écolieux [Europe]

Un immense merci pour ce projet fantastique qui réunit en une carte autant de belles initiatives !

Un indispensable, à glisser dans ses signets mais surtout à utiliser et à diffuser sans modération 😉

Jalons

Qu’est-ce qui fait qu’un jour nous marque plus qu’un autre ?

Vaste question à laquelle il semble si simple de répondre dans l’immédiat. Syndromes de veilles agitées ou journées si pleines qu’elles en débordent sur d’autres ? Je préfère celles qui s’écoulent sans heurts, dans ce bonheur épuré fait de petits gestes et mots enfilés comme autant de perles aux saveurs exquises. Moments de calme où “tout roule”, où les proches semblent s’être donnés le mot pour s’inviter – ou au contraire rester en retrait – car l’instant le requiert.

A chacun ses divertissements, et même s’il reste plaisant de brûler la chandelle par les deux bouts parfois, je préfère que la réalité se tresse d’enchaînement d’heureux instants répétés à l’envi, d’emploi du temps bousculé gentiment pour mieux goûter les minutes dans leur intégralité. Douces heures donc, qui s’effacent trop vite de nos mémoires au gré des événements “marquants”.

Repli dans la sphère de l’intime donc, pour célébrer en toute discrétion un petit jalon joyeux.