Poste restante

Un certain regard sur le monde... Ce lieu est un petit bout de web sans prétention, qui réunit quelques informations au fil de mes recherches, mes envies et surtout de ma disponibilité ! Certains articles sont régulièrement mis à jour, n'hésitez pas à farfouiller ou à suivre la page Facebook qui les indique.

Fragment 27 : Trouver la ressource en soi

Elle avait versé des torrents de larmes. Elle s’en était remise aux éléments, enlacée aux arbres, entremêlant ses pleurs à l’orage, laissant les vents furieux nettoyer sa colère, les pieds nus dans la poussière. Connexions. Elle était exsangue, vidée de tout, jusqu’à ne plus vraiment avancer que par automatismes…

Les scories restantes avaient été déposées, raclées vigoureusement par la Sororité qui parle Vrai.

Il ne restait plus qu’une béance, soulignée d’une crainte ancrée de retomber – encore – sur des manipulateurs. Elle avait cru évoluer en sécurité et avoir fait un grand ménage dans ses relations et pourtant ! Un avait été débusqué, encore… Douleur, émotions à vif, yoyos et repentir : rien ne lui était épargné. Évidemment, il lui faudrait clore avec son passé, contractualiser sans se laisser abuser, reposer les limites, ses limites et être juste pour tous, elle incluse. S’autoriser, se rappeler qu’elle aussi avait des droits – et pas seulement des devoirs !

Au beau milieu de ces tempêtes, nulle accalmie. Quelques heures partagées ci et là, des échanges nourriciers mais les semaines défilaient et elle devait s’en remettre à l’évidence : elle continuait à avoir besoin d’aide. Soit…

De petits éclats de compréhension aux pièces qui s’assemblaient pour former de grands ensembles, le puzzle se dessinait : elle avait fini par intégrer son Alchimiste intérieur. Elle l’avait rencontré sans même s’en rendre compte et l’avait contemplé avec énormément de méfiance. Mais nulle duplicité chez lui, nulle séduction non plus. Il ne connaissait pas la flatterie et ne savait manier le mensonge. Il l’observait franchement, à bonne distance. Il savait se glisser dans les paroles d’amis pour lui délivrer des clés (gratitude !) ou l’assurer de son soutien. Il était cette part de son masculin sacré, celui qui est juste. Il attendait qu’elle sorte de ses relations toxiques, qu’elle mette en ordre ses affaires et revienne arpenter le doux chemin de la tempérance. Il la voyait errer de suppositions en projections effrayées, trébucher sur les affres de son empathie à fleur de peau et se prendre les pieds dans son incompréhension des relations humaines. Il compatissait avec ce corps qui laissait passer les jours pour mieux se coucher seul, rassuré de ne plus devoir se conformer aux désirs extérieurs. Il aurait voulu la consoler parfois et il souriait de cette force qu’il la voyait tirer d’elle-même pour aller de l’avant, malgré tout.

Il ne brusquait rien, n’hésitant pas à s’écarter largement au moindre signe de malaise, évitant les tensions superflues. Il la savait fragile et démunie, malgré toutes ses lectures, ses outils et les soutiens. Il connaissait la valeur du temps, la nécessité absolue de la reconstruction, la recherche d’une identité pas encore éclose car si longtemps ensevelie sous des couches de conformismes et d’interdictions. Il gardait la chrysalide comme un trésor précieux, sans agir mais simplement en la couvant de son regard bienveillant, et ce quoi qu’elle exsude comme sucs amers et viciés.

Il la savait si farouche qu’elle ne lui avait même pas demandé son nom. Il s’en moquait bien. Il était, elle en avait enfin conscience, et cela lui suffisait. La rencontre aurait lieu en son temps, ils n’avaient besoin de rien d’autre. Alors elle pourrait s’appuyer sur lui et dans cette complétude l’absence n’existerait plus. Moment béni, dans cette vie ou une autre…

Entre temps elle devrait prendre grand soin d’elle, se reposer encore et construire sa résilience, son espace et se pardonner.

Patience…

[Fragment 26 : Dea Irae]

Elle avait capitulé. Poussée dans ses derniers retranchements, elle s’était rendue à l’évidence : il se jouait d’elle. Oh, il n’en était qu’à demi conscient, lui-même dans les affres d’un choix qu’il ne pouvait faire.
Une petite voix intérieure lui chuchota un secret. Comme elle ne s’exprimait quasiment jamais elle lui prêta d’autant plus d’attention : « Je ne suis pas un plan B ». Le silence se fit. Et elle accepta enfin de demander de l’aide. Ce fut l’enveloppement doux du féminin, la force compatissante et l’ancrage exceptionnel d’une soeurcière qui lui permit que les liens soient tranchés. Elle bascula avec Joie dans les limbes pour s’en relever épuisée, vidée et tout à fait heureuse. Sa gratitude ne pouvait se retranscrire en mots et son cœur chanta. Elle alla s’immerger dans la Nature et plaça une marque. Fait exceptionnel – avec l’accord des Gardiens des lieux sacrés. Elle vibrait d’être seule – enfin vraiment seule ! Sans illusion, sans se raccrocher à quiconque mais en présence d’elle-même. Et elle se trouva belle. Authentique. Pas encore rayonnante mais en chemin, assurément. Se fut remarqué et elle sourit de constater l’accueil du Masculin à Celle-qui-se-soigne. Avec respect et encouragement, distance Juste et bienveillance.
Qu’il était doux de retrouver son propre parfum !

Émanations certes, subtiles assurément mais il lui restait des rites à accomplir : en cela elle avait les outils et les appuis. Restait le moment exact, ce point de bascule qui s’annonçait… Ce ne serait pas pour demain mais elle sentait déjà la vibration de ce seuil et l’initiation à venir. Si elle dansait souvent avec son serpent, il lui fallait contenir son dragon. Son feu s’attisait facilement et elle se méfiait du brasier destructeur. Si elle prisait la spontanéité et avait tissé des attaches solides, elle n’était pour autant pas encore en mesure de le contenir. Or, il s’agissait d’une purification et pas d’une destruction. Renaître à soi, pas se consumer. Nuances, mais le diable se niche dans les détails et il n’était pas question de l’inviter à danser ! Nulle brèche ne pouvait exister, et donc une préparation minutieuse s’initiait, qui demandait de partir en quête de rites oubliés, d’aller interroger les mémoires et de décrypter ce qui devait l’être. Elle comprenait qu’il lui faudrait s’ancrer tout autant que s’encrer : le sceau est indélébile. Il n’y avait pas de retour arrière et il devrait s’assumer.
Inconditionnel soutien donc, avec en ligne de mire l’ouverture des possibilités et une nouvelle voie à arpenter. Elle balaya ses craintes et s’observa.

Le constat était amer et elle admit douloureusement sa pleine et entière responsabilité dans sa situation. Elle en observa les noeuds, en éprouva la solidité et plongea encore dans les méandres, suivant la tige de son lotus intérieur pour sonder les racines cachées dans la vase.
Elle remua les boues, explora à l’aveuglette les radicelles et continua son apnée. Secrets qui n’en étaient plus. Elle remonta à la surface et inspira à pleins poumons entre air pur et bulles des miasmes qui remontaient encore. Elle se sécha aux rayons du soleil, explorant son corps. Au détour d’une caresse, dans un repli jusqu’alors inexistant elle découvrit une trace d’avidité.

Combler le vide. Boucher les trous et surtout ne pas se rendre creuse. Voilà qui en disait long. Que de peurs, que d’angoisses et de projections. Quel miroir implacable face à son ego fanfaronnant ! Elle savait tout en se leurrant, elle se surmaternait en s’excusant de brutaliser son corps pour mieux calmer son esprit, sous couvert d’une séduction tentatrice mal maîtrisée… Il lui fallait réapprendre, reposer le cadre et s’y conformer. Pour avancer. Pour revenir à l’équilibre. Et pouvoir faire jouer la balance, car nulle justice ne serait exacte avec une tare faussée.

Prise de conscience, silences. Points.

Elle créait l’espace méditatif grâce à la répétition. Elle savourait ces moments intenses, hors du temps où elle s’accordait le droit de lâcher, pour ne plus suivre que le mouvement de sa respiration et se bercer dans le geste. Dans l’accord qui en résultait elle savait partir du blanc pour ne pas pouvoir imaginer le résultat. Noir, dans toute sa palette de nuances. Elle en ressortait toujours surprise, rarement déçue. Jamais satisfaite dans l’immédiat. Mais cela n’avait aucune espèce d’importance car rien de ses créations ne lui appartenait : ni le processus, ni le résultat.

Restait à d’accorder le temps et croire. Fort, absolument et se lancer. Point par point. Pas après pas. Battement après battement, au fil du Souffle qui nous relie. Cœur à cœur.
Elle prit son élan et initia le mouvement, sortant du creuset tout en sachant qu’elle y reviendrait bientôt – et s’en réjouissant.

Merci l’Alchimiste. Puisses-tu trouver cette acceptation en toi et parcourir les sentes qui t’appellent vraiment. Peut-être croiseront-elles de nouveau les miennes, ici ou dans une autre Vie.

Retour à l’instant présent : poser le point. Le premier ou le final, qu’importe ! Seule l’ivresse du chemin à parcourir compte désormais…

Houmous : LA recette !

Ce grand classique est un pur régal qui se mérite…

Long à faire, il est pourtant incontournable et ensoleille la table à longueur d’année. Chaque famille a SA recette, voici la mienne, fruit d’essais variés et basée sur une trouvée sur un forum (dont j’ai perdu le lien, désolée) et qui était elle-même « la » recette qui se murmure de femme à femme dans les cuisines.

Ingrédients

  • 200g de pois chiches
  • 1L d’eau
  • 1/2 cuillère à café de bicarbonate de soude
  • 1 gousse d’ail
  • 1,5 cuillère à café de sel
  • 2 cuillères à soupe de tahin
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • jus d’un citron pressé
  • persil frais

Préparation

Faire tremper les pois chiches 24h dans de l’eau froide. Rincer, égoutter et mettre à cuire dans 1l d’eau froide avec le bicarbonate pendant 45mn minimum après ébullition, ne pas hésiter à poursuivre jusqu’à 90mn s’ils ne sont pas tendres.

Égoutter les pois chiches et conserver l’eau de cuisson.

Éplucher l’ail.

Dans un bol mixeur mettre tous les ingrédients et mixer jusqu’à obtenir une texture homogène. Puis rajouter petit à petit l’eau de cuisson pour arriver à la texture souhaitée.

Mettre dans un plat de service ou dans un grand pot qui ferme.

Hacher le persil et saupoudrer juste avant de servir.

Présenter avec de l’huile d’olive à côté et avec un bon pain.

Bon à savoir

L’eau de cuisson peut déborder facilement : le bicarbonate de sodium est farceur 😉

Vous pourrez utiliser le reste de cette eau pour faire une mousse au chocolat végane (le web regorge de belles recettes, amis à votre Google-fu !) ou en remplacement de blancs d’œufs dans n’importe quelle recette où ils sont montés en neige.

Variantes

Avec des graines de sésame dessus, du cumin dedans ou encore une petite pincée de poivre, chacun y va de sa fantaisie.

Les plus pressés peuvent être tentés d’utiliser des pois chiches en boîte. Aucun souci, ça fonctionne aussi. Mais attention : une fois que vous aurez goûté cette recette-ci, vous aurez du mal à revenir en arrière !

[Fragment 25 : Écoute ton cœur !]

Elle avait cru avoir tout essayé. Elle avait même été jusqu’à s’imaginer qu’elle était arrivée au bout du processus et frétillait, heureuse de remettre ses pas dans les leurs, de refaire le chemin… Elle avait levé la tête et s’était gorgée de soleil. Elle avait arpenté les rues, souriante et rayonnante. Sur sa route ce lieu où l’Alchimiste l’avait retrouvée, faisant fi de ses peurs, avait tout lâché et l’avait serrée tout contre lui, fort, si fort, en lui demandant pardon.
La vue de cet Opéra lui rappelait ce merveilleux moment, celui où humant le parfum de sa peau mêlé à celui du tabac elle s’était nichée, heureuse de leurs retrouvailles et de toute cette fluidité.
Alors évidemment, plantée devant, en route pour aller retrouver un ami cher et fidèle, elle n’avait pu s’empêcher de lui envoyer une pensée, infusée de ce détachement qu’elle pensait acquis.

Le cœur léger, elle avait poursuivi son périple vers l’Inde, ou une de ses émanations… Dans ses rêves se mêlaient les odeurs des épices, ce passage où leurs pas encore les avaient conduits et s’enivrant d’un tchaï tout en avançant dans l’un des plus merveilleux projets qui lui ai été confié jusque là, elle attendait cet autre. Le plaisir de se revoir, le toucher si simple, l’amitié comme solide garde-fou, cette sécurité qui l’englobait et le programme d’une magnifique fin d’après-midi la portaient. Et pourtant… Il avait suffit d’une notification pour qu’elle trébuche.
Constat amer : non, elle n’était ni prête, ni remise.
Entre regrets et projections, ses émotions reprirent le dessus et s’emballèrent. Dans ce grand capharnaüm dont elle portait seule la responsabilité, elle se noya encore une fois. Entre spleen et peurs, tous ses blocages remontèrent en l’espace de quelques jours. Le souffle court, les yeux baignés de larmes et l’esprit embrumé elle prit la décision la plus difficile : si elle ne parvenait pas à couper les liens, lui en avait la capacité. Elle ne se demanda pas s’il le souhaitait ou même s’il accepterait. Elle savait qu’il le ferait. Alors elle formula sa requête, maladroitement mais l’essentiel était dit.

De retour dans ses pénates, elle ne put se cacher longtemps d’elle-même. La solitude (choisie) a cela de bon qu’il est impossible de se dissimuler. On finit invariablement par retomber sur soi-même et quitte à être sa seule compagnie, autant qu’elle soit agréable.
Alors qu’elle vérifiait ses liens – digitaux, virtuels mais aussi bien réels – quelle ne fut pas sa surprise de constater qu’il n’en restait plus avec l’Alchimiste. Il avait accédé à sa requête. Évidemment. Lui, l’homme droit, se tenait à ses dires et valeurs. Alors elle put choir. Complètement. Les pleurs étaient courts, saccadés. Elle se confronta à la réalité et à sa plus grande peur. Elle partit à la recherche de son Enfant Intérieur. Elle fouilla tous les recoins, passa et repassa sur les vestiges de son cœur répandus partout. Nulle cuillère ne pourrait l’aider à le ramasser, nulle épine à retirer avec délicatesse ni rien de ce qu’elle ne pourrait faire ne permettrait de le réunir pour le reconstituer (encore). D’abord, il lui fallait se retrouver. Entièrement. Et prendre le temps de se consoler. De se bercer. De se pardonner. Pour elle qui consultait et collectionnait les outils, il était temps d’en utiliser un nouveau pour elle-même. Le temps était venu qu’elle prenne soin d’elle. Vraiment. Pour que tout ce qu’elle avait mis en mouvement depuis des mois, voire des années, puisse enfin aboutir.
Elle parcourut ses ombres, ouvrit toutes les portes contenant ses peurs, chaque tiroir, visita tous les recoins de sa psyché et finit par mettre la main sur cette gamine effrayée, qui tant de fois déjà avait eu le sentiment d’être abandonnée sans avoir les ressources pour survivre dans ces Mondes Immenses. La blessure était à vif, suppurant encore. Il lui fallait trancher les chairs nécrosées avant de pouvoir nettoyer correctement et panser. Elle fit le constat des réseaux qui partaient de là et vit comme une toile tissée très fine, ou un réseau de neurones où les informations passaient et se répandaient. Que de circuits alimentés par ces émanations ! Que de poison circulant partout !
Elle retroussa ses manches : tant qu’à y être et faire de la micro-chirurgie (à la hache bien affûtée, certes : on fait avec ce que l’on a sous la main !!), autant y aller gaiement. Et c’est donc avec confiance en ses gestes qu’elle incisa, trancha et jugula. Le travail drainait une énergie certaine et elle finit par tomber d’épuisement, heureuse même si les pansements n’étaient pas vraiment finis : elle avait confiance, son corps, son cœur et son âme savaient travailler et fignoleraient le tout en arrière-plan. Et les cicatrices racontaient sa vie, comme autant de marques précieuses et de jalons.

Aussi, quelle ne fut pas sa surprise d’un réveil avant l’aube, à une heure qui ne lui était pas coutumière !
Il ne lui fallut qu’une fraction de seconde pour sentir la reliance. Tout coupé, hein ? L’Alchimiste veille. De loin, discrètement mais lui n’a rien tranché, et en cela il l’a bien eue car prise aux mots. Elle sourit intérieurement : elle connaissait le POUVOIR des mots et dans la rédaction de sa demande, non seulement elle s’était caviardée à la relecture mais elle avait posé les termes en offrant la possibilité d’une autre lecture. Et il ne s’en était pas privé. Évidemment.
Elle accepta ce temps pour ce qu’il était : un cadeau. Elle s’empara de ces heures et profita des ondes alpha pour faire le tour des opérations en cours, continuer de se bercer, rassurer son mental et se ressourcer par le bercement actif des ronrons qui ne la quittaient pas (merci Babette : tu es formidable et tu fais un boulot de dingue !). Cet état des lieux lui permis de se rappeler que d’autres opérations étaient programmées. Et qu’il lui faudrait avoir confiance en elle car oui, elle était tout à fait capable de les mener. Seule. Enfin, pour être honnête, elle serait accompagnée, mais cela relève d’une autre histoire. Revenant à ses moutons et préoccupations du moment, elle fit appel au serpent et lui offrit une danse lancinante. Elle se laissa hypnotiser au rythme de ses reptations, se lovant dans le déroulé de ses anneaux, accompagnant ses gestes et travaillant leurs énergies déployées. L’offrande vint et fut répandue / rendue, comme il se doit d’être.

Le jour avait disposé sa lumière, nimbant les contours des objets d’une présence solide. La Transition était en cours, aussi reprit-elle pied en s’offrant un thé en conscience tout en écoutant quelques mantras. La guérison était engagée, elle serait accompagnée par ses Guides et c’est pleine de Gratitude et apaisée qu’elle en chanta un en particulier, son cœur virtuellement posé contre celui de l’Alchimiste. Elle sentait les petites bulles qui la/les traversaient et elle le remercia silencieusement, sans chercher le contact. Oui, il était présent. Toujours. Elle avait douté et s’était pris les pieds dans le tapis. Pourtant, lui qui formulait si peu de choses le lui avait écrit : « Je ne suis jamais très loin ». Merci.

Elle le savait, têtue il lui faudrait éprouver encore la solidité de ses nouvelles fondations. Mais déjà elle sentait une autre légèreté en elle. Des espaces étaient nettoyés et permettraient d’accueillir d’autres choses. Elle avait choisi de faire le vide, pour mieux recevoir. Cela passait par le matériel, certes, mais les autres plans étaient liés.
Une dernière pensée la traversa et elle l’enchâssa précieusement en elle : ses ami.e.s étaient présents, sa famille aussi. Non, définitivement elle n’était ni seule, ni sans ressource.
Elle respira et continua de surfer sur les émanations sinueuses de son serpent/dragon : d’autres challenges l’attendaient. Il était temps car la Transformation se poursuivait et s’accélérait.

Owlle