Poste restante

Un certain regard sur le monde... Ce lieu est un petit bout de web sans prétention, qui réunit quelques informations au fil de mes recherches, mes envies et surtout de ma disponibilité ! Certains articles sont régulièrement mis à jour, n'hésitez pas à farfouiller ou à suivre la page Facebook qui les indique.

Dans l’essence de Terre-Mère

Depuis ma première foulée pieds nus dans les herbes couvertes de rosée, il m’en aura fallu des pas pour – enfin ! – m’ouvrir à l’enseignement véritable des plantes. Comme bien des rencontres, celles-ci a patiemment attendu cycle après cycle que je sois prête à recevoir les enseignements…

Oh bien sûr ! Depuis que j’ai quitté le nid familial j’ai découvert le pouvoir des tisanes, épices et autres huiles et huiles essentielles, compris le rôle essentiel de l’alimentation. J’ai exploré leurs ressources, gagné en autonomie et peu à peu construit mon chemin vers une santé plus équilibrée. J’ai distillé dans mon quotidien les câlins aux arbres, les rituels en pleine nature, l’observation de la lune et ses pouvoirs sur les plantes lors des cueillettes en conscience. Mes armoires se sont remplies de pots aux mille trésors, mes étagères de livres-grimoires aux recettes transmises de mères en filles. Évidemment je complète le mien, qui sera légué à ma propre enfant en temps et en heure.

Empuissancement et gratitude ont naturellement convergées et une soeurcière m’a conduite à un chaman moderne, un de ces hommes-médecines improbables pour une célébration particulière. J’avais déjà vécu bien des expériences intenses mais le cadeau que j’ai reçu en ouvrant ces portes-là fut indescriptible. L’expansion, la connexion, la dissolution de l’ego suivies des enseignements reçus m’ont transmutée.

A ce stade de mon témoignage il me semble nécessaire de préciser qu’il n’est fait ici nulle apologie d’aucune substance ni d’incitation à consommer quoi que ce soit. Qu’elles soient légales ou non, les plantes-maîtresses demandent une initiation et nécessitent un cadre strict dans leur approche. Chaque âme n’est pas appelée à les rencontrer dans son incarnation, ce processus est complexe et demande (souvent) d’avoir cheminé auparavant. Les risques sont grands, sur plusieurs plans. Certaines reçoivent l’appel et les conditions se créent d’elles-mêmes. Et parfois elles se referment, temporairement ou définitivement. Ce sont autant de leçons de Vie, à accepter comme telles.

Dans mon expérience j’ai vécu une profonde reconnexion corps-cœur-âme. Pour moi qui ai navigué des décennies durant en portant cette nostalgie des étoiles, ce spleen qui m’a collé aux basques malgré toutes les disciplines rencontrées, les pratiques énergétiques réalisées en pleine conscience sur de longues périodes, ce fut une véritable libération. Elle n’a pas été immédiate : les plantes nous font ce cadeau merveilleux d’enseignements qui se diffusent parfois des années durant après un seul contact avec elles. Le calme s’est installé au fil des mois, doucement, bordé d’amour. C’est en repassant les tourbillons de la spirale que j’ai pu découvrir et vérifier que certaines expériences qui pouvaient m’affecter au plus haut point étaient désormais vécues avec une grande sérénité.

Gratitude Terre-Mère, ta Médecine est merveilleuse.

Ayant un métabolisme particulier je n’ai pas accès à toutes les plantes, même courantes. Et pourtant… En les écoutant j’ai appris à les « vibrer ». A entrer en contact avec elles, à ressentir à travers mes cellules ce qu’elles portaient en elles et avec l’accord d’autres voyageurs aguerris, à vivre l’expérience à travers eux aussi. C’est ainsi que j’ai pu veiller ou accompagner des explorations. Ces temps ont été au moins aussi forts et riches, avec à la clé ce présent magnifique de pouvoir accéder aux savoirs (que je suis en mesure de recevoir) sans même approcher la ou les plantes qui l’offrent.

Ce point me semble fondamental : que ce soit en buvant une légère infusion de tilleul ou un café corsé, chaque plante délivre un message et ce message est celui que nous sommes capables de recevoir à ce moment précis. Nulle possibilité de trépigner, de réclamer, d’ordonner. Mais au contraire un abandon total, une confiance absolue et une attitude respectueuse de soi-m’aime sont des préalables strictement nécessaires pour être en mesure d’accueillir ces cadeaux précieux.

La Médecine des végétaux est présente partout. Elle nous accompagne à tout instant dans notre Vie. Est-il seulement besoin de rappeler la source de la production d’oxygène sur cette planète ? Et pourtant, quelle est la dernière fois où vous avez inspiré et remercié les plantes autour de vous ? Expiré et fait de même à nouveau ? C’est un plaisir immense que de se rappeler. Ce souvenir est une clé. S’adresser aux fleurs, aux arbres, aux graines et noyaux, prendre soin de la terre dans laquelle ils plantent leurs racines (et nous les nôtres) est un des moyens les plus efficaces que j’ai pu rencontrer. Remercier, encore et encore, d’un sourire, d’une pensée, d’une caresse. Et entrer en réception. Arpenter la nature environnante à pas lents, m’enivrer des odeurs, des couleurs, m’ouvrir au contact et laisser l’ivresse de tous mes sens se déployer. Me laisser attirer par une tige, aller à sa découverte et la palper. L’écouter me conter ses secrets intimes. Découvrir son nom (avec un livre, une application ou grâce à l’intelligence collective et aux partages des savoirs sur les réseaux ou avec des proches) et l’accueillir comme une amie précieuse qui fait désormais partie de mon cercle intime. Savoir que je la reconnaîtrai ensuite et qu’elle se réjouira de mes saluts lors de nos prochaines rencontres. La voir comme un être et sourire de se savoir reconnue en retour, par elle et toutes ses sœurs au fil des chemins. L’intelligence de la Terre, sur laquelle les informations circulent de bien des manières… Et sans fibre optique !

Mystérieuse Nature que j’honore.

Et délicieux parallèle avec tous ces cercles dans lesquels j’évolue (en mixité ou non) et qui m’offrent leurs regards comme autant de reflets de celle que je suis. Savoureuse incarnation qui se régale désormais tout à fait autrement de chaque variation, de chaque émanation des êtres et âm(i)es qui l’accompagnent sur son petit bout de chemin.

Mariri plantes maîtresses Grandes Enseignantes.

Rituel de Purification par les Lunes

Je remercie ici les Dragons, ces grands enseignants qui m’ont soufflé cette pratique tantrique.

Peut-être existe-t-elle déjà, mais ne l’ayant jamais rencontrée ailleurs, la voici telle que je l’ai reçue et que je l’expérimente.

Avertissement :

Ce rituel peut sembler « facile » d’accès. Il demande toutefois d’avoir parcouru un certain chemin déjà et de se sentir prête. Il se réalise en conscience, de la part des deux partenaires.

Je ne l’ai vécu qu’avec des Tantrikas avertis, aussi j’invite celles et ceux qui s’y essayeraient à s’interroger au préalable sur leurs ressentis, envies et disponibilité réelle.

Pour plus de confort cette structure (« ce rituel » me soufflent les Enseignants) se réalise habillés ou avec une serviette / un tissu pour protéger le support (coussin, tapis de sol, matelas…). La Shakti appréciera sûrement de conserver un châle noué autour de son bassin pour le conserver bien au chaud.

Le rituel de Purification par les Lunes

La Shakti, dans son jour où l’écoulement est au plus fort, peut proposer à son Shiva de profiter de sa remise à la Terre pour qu’il en fasse autant.

Après la mise en place de l’espace sacré et les salutations, le Shiva se positionne assis le dos bien droit, pour recevoir sa Shakti. Elle s’assoit en tailleur sur ses jambes et passe les siennes dans le dos de son Shiva.

Bien installé, le couple échange un regard.

Une fois les souffles synchronisés, chacun ferme les yeux. La Shakti s’ancre et fait circuler ses énergies depuis son coronal en lien avec la Source jusqu’à la Terre. Elle peut s’aider d’une visualisation de lumière. Il est très important que le souffle soit descendant.

Quand elle est prête, elle ouvre son cœur pour recevoir les énergies de son Shiva et le lui signifie. Celui-ci lui offre alors ce qu’il souhaite évacuer en le « transmettant » depuis son cœur jusqu’au sien. Pour aider à cette circulation, le Shiva posera ses mains sur le chakra du cœur de son Aimée ou visualisera une rivière partant de son chakra du cœur vers celui de sa Shakti.

(Ici Shiva rajoute à la relecture : « Attention pour toi Shiva à bien adopter une posture de gratitude envers la Shakti, ce qui est rendu et toi-même. »)

La Shakti reste très concentrée sur sa respiration. Elle « pousse » les énergies reçues vers le Joyau de son utérus et les racines qui lui poussent jusqu’à la Terre à travers le chakra racine. Elle peut les entourer d’une gaine d’amour si elle en ressent le besoin.

La Shakti conserve cet état jusqu’à ce que son Shiva lui signifie en avoir terminé, ou qu’elle se sente « pleine » (sa coupe / son réceptacle est plein) et le dise.

Le Silence persiste le temps que la Shakti respire encore jusqu’à dissipation des sensations. Elle ouvre alors ses yeux pour retrouver ceux de son Shiva.

Il est ensuite temps de se remercier mutuellement, de remercier la Yoni, de se saluer et fermer l’espace.

Une restitution peut se produire, et prendre des formes très variées (narration symbolique, dessins, schémas, chants, danses, pleurs… Tout s’accueille).

Une perte de sang très dense est à prévoir dans les heures qui suivent cette pratique. Penser à bien s’hydrater et à conserver son bassin au chaud pour faciliter l’évacuation. Des modifications de texture, couleur, densité… sont fréquentes.

Bénéfices de cette pratique

Ils sont mutuels.

Le Shiva évacue ses émotions à un rythme plus fréquents et en phase avec celui de sa Shakti. Ce travail lui permet d’aller en profondeur et de pouvoir s’alléger sans avoir à verbaliser.

La Shakti ne visualise pas ce qui la traverse : elle est pur canal. Les informations libérées par son Shiva peuvent entrer (mais pas nécessairement) en résonance avec ses propres émotions. Alors, le cadeau est double, car par effet d’entraînement magnétique, elle en sera débarrassée également. Sa Yoni, alors en période de réceptacle (calice) évacuateur, permet d’alchimiser les émotions déversées en conscience en les transmutant grâce à ses eaux et son feu intérieur. Elles sont ensuite évacuées naturellement avec le sang. Il est ici évident qu’il doit pouvoir circuler librement et donc qu’il est déconseillé de porter une coupe menstruelle ou des tampons lors de cette pratique et dans les heures qui la suivent.

Être, tout simplement

(Texte initialement rédigé pour la Revue Rêve de Femmes en vue d’une parution en été 2019.)

Il m’a fallu du temps… Pour comprendre qu’aimer se recueillir dans la Nature, cueillir et sécher ses herbes, en connaître les vertus et usages, aller s’échapper les soirs de Pleine Lune mais aussi ceux tout noirs de la Nouvelle Lune et faire brûler des bougies en des lieux bien particuliers ne fait pas de moi un être « bizarre ».

Il m’a fallu accepter… Que cette voie se vit bien souvent de manière très solitaire. Qu’elle fait partie intégrante de moi, que je m’aime et me respecte ainsi. Qu’aux pieds des arbres je me sente appelée, que certaines roches invitent à s’y déposer pour mieux se décharger de toutes ses peines. Que quelques-unes d’entre elles sont de fabuleuses portes d’entrée et que d’autres de vrais coffres-forts à secrets. Que les gardiens sont là et se manifestent pour qui ouvre son cœur et laisse parler son âme.

Il m’a fallu chercher… Errant pieds nus pour être en connexion complète avec le sol, ses aspérités et ses habitants afin de trouver des espaces refuges. Et sentir le lien si puissant qui m’y a reliée. Ces lieux appellent et réclament : des soins, de l’attention, des offrandes ou simplement de la présence. Ils vibrent fort, si fort !

Les forêts murmurent et de petit peuple se réjouit que nous sortions enfin de notre amnésie. Ils nous accueillent et nous soignent, nous guérissent. A nous qui les redécouvrons, ils nous couvrent de cadeaux et de bénédictions.
Quelle joie ! Quel honneur également de sentir les élémentaux, les dévas et tous les esprits ! Quelles responsabilités aussi. De leur transmission, de leurs rappels naissent de nouvelles formules autant que ressurgissent d’anciennes mémoires. Gratitude.

De sorcière assumée parcourant les contrées avoisinantes de jour comme de nuit dans ses quêtes mystiques instinctives à la femme active, maman, sœur et amante il y a parfois un sentiment de hiatus. Et pourtant la magie est présente à chaque instant et dans chaque souffle, chaque respiration. Dans la moindre intention posée, dès qu’un repas se prépare, qu’une tisane infuse ou qu’un échange avec autrui s’instaure. Les mots sont pesés (ils ont de la valeur et une vibration unique), les actes sont réfléchis et les réalisations viennent du cœur.

C’est quand je déroge à ces préceptes de vie que je sens le décalage. C’est lorsque je perds cette authenticité, celle qui émane de moi, qui attire autant qu’elle repousse selon la sensibilité de chacun, que les erreurs adviennent. Je perds alors cette joie, cette lumière que de plus en plus de mes interlocuteurs me signalent ressentir.

Aujourd’hui je suis sorcière, qualifiée ainsi par mes ami.e.s et proches : celle qui communie avec ce qui fait vibrer son âme, celle qui se sent intimement connectée à la Nature, celle qui a compris que la dévotion, le silence et l’écoute teintent sa Vie d’une saveur unique et lui permettent de rayonner. Celle qui accorde ses actes avec ses valeurs. Celle qui sait dire non pour se respecter. Celle qui offre sans attendre de retour, qui prête attention aux cycles – les siens comme ceux des autres et ceux de la Nature – , celle qui aime et recherche la solitude.

De cet équilibre subtil dont je détiens les clés, naît un sentiment de maîtrise du temps. Et même plus, d’être bien souvent « hors du temps ». Préciosité de ces moments, de leurs textures et de leurs leçons.

Être sorcière ce serait donc être Soi. Tout simplement. Écouter ce que notre cœur a à nous dire. Et suivre ses chuchotements. Aller là où nous nous sentons bien, où nous sommes en sécurité, heureuses d’être avec nous-m’aime.

Être sorcière ce serait aussi savoir écouter. Dans la Sororité entendre celle-qui-est-affligée et qui raconte sa peine tandis que nous repiquons les salades sous le soleil printanier et lui offrir ce temps d’écoute. Lui sourire, les yeux dans les yeux et la remercier de sa compagnie. La voir sourire en retour et se réjouir d’avoir pu déposer son fardeau.

Être sorcière ce serait savoir appeler. Incanter, lancer l’intention et lâcher prise. Attendre. Attendre car cela est juste, que les temporalités s’accordent. Ce serait savoir reconnaître cette âme par nous appelée et l’accueillir comme il se doit. Respecter son rythme, se réjouir de la rencontre et savoir la laisser repartir. Ce serait ressentir ces espaces, les ménager et les préserver pour que celles et ceux qui viennent à nous puissent se ressourcer. Ce serait leur accorder un espace de refuge, une cohabitation joyeuse où ils puissent recharger leurs batteries, trouver la réponse à une question ou encore simplement respirer. Sans durée, sans condition autre que le respect mutuel et les partages.

Être sorcière aujourd’hui ce n’est pas simplement allumer bougies et encens, c’est savoir assembler les pommes de pin pour improviser un mandala en remerciement à un arbre qui nous aura soignée, écoutée, réconfortée… Ou simplement ombragée le temps d’une lecture.
Être sorcière ce sont également ces moments formidables d’échanges avec nos soeurcières, celles qui nous reconnaissent et avec lesquelles il est si bon de se retrouver ! Chemins parallèles, sentiers qui se croisent, se défont au rythme des Lunes et aléas de la Vie puis se retrouvent inopinément (sourire : mais le Hasard existe-t-il vraiment ?) pour d’intenses partages.

Être sorcière c’est prendre soin du Vivant. En cela nous commençons par nous-même et avons conscience de la portée de chacun de nos choix.
Être sorcière ressemble à être alignée. Ainsi, nettoyer sa maison, préparer un gâteau ou réciter un Mantra sont des actes tout à la fois anodins et pourtant si importants. C’est parce que nous le savons que l’espace où nous nous situons est si accueillant.

Être sorcière c’est tout cela et encore bien plus à la fois ! Parce que chacune d’entre nous a le pouvoir et la responsabilité de sa Vie. Cette découverte prend des années, demande à chacune d’interroger son cœur et de faire simplement, avec ses moyens et possibilités.

Être Sorcière est en définitive être/(re)naître Femme : une Femme pleinement incarnée.

Soigner une bartholinite naturellement

Cette affection gynécologique toucherait environ 2% des femmes. Douloureuse, elle peut aussi être récidivante.

J’ai parcouru le web et trouvé bien peu de documentation sur comment soigner une bartholinite avec des produits naturels. En ayant eu deux en l’espace de 10 ans, j’ai décidé de partager mon protocole.

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ATTENTION !!

Cette expérience répétée a été faite par une femme qui connait bien son corps et sous la supervision de son médecin traitant. Elle est le récit d’un vécu qui n’engage qu’elle.

Une bartholinite mal traitée peut engager le pronostic vital en dégénérant en septicémie !

En cas de doute, il faut vous rendre aux urgences.

C’est impératif si vous avez de la fièvre !!

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Cet avertissement posé et bien compris…

Le principe

  1. Dès la détection : aller consulter son médecin traitant / gynécologue et faire confirmer le diagnostic. Se faire prescrire des antibiotiques et les prendre (important !!). Refuser gentiment et fermement les actes chirurgicaux proposés tout en vérifiant bien que votre état permet de réaliser des auto-soins. Parfois, il n’est pas possible de leur échapper, notamment si la bartholinite est à un stade trop avancé.
  2. Se reposer au maximum. Bien comprendre qu’il faudra au minimum quinze jours à tourner au ralenti, voir pas du tout. Évacuer tout facteur de stress, alléger sa nourriture et dormir autant que possible.
  3. 3 fois par jour : s’auto-masser, jusqu’à la disparition complète du kyste. Attention, c’est très douloureux.

Les produits complémentaires

Pour les massages prévoir une huile seule pour la partie interne. Le calophylle inophyle (aussi appelé tamanu) est idéal. Si vous n’en avez pas une huile neutre et non parfumée conviendra : olive, sésame non toasté…

Pour les massages externes prendre la même huile et rajouter 2% en poids d’huile essentielle de tea tree.

La nuit, il est possible de mettre de l’argile verte en pâte en interne et en externe. C’est un complément, ces emplâtres ne suffisent pas à eux seuls. Il est aussi possible de se préparer du lait d’argile pour le boire à jeun le matin, mais n’ayant pas eu le réflexe de le faire je ne peux témoigner de son efficacité.

L’outil génial

La baignoire pour des bains très chauds et longs. Si vous n’avez qu’une douche, une bassine pour faire des bains de siège fonctionne aussi, comme tout autre récipient suffisamment grand pour y faire tremper vos fesses.

L’eau très chaude détend. Elle permet des massages longs, pour drainer efficacement le fluide.

Le bonus : le rasoir, pour éliminer temporairement les poils de la partie externe à masser.

La technique d’auto-massage

Je répète : c’est douloureux. Vraiment.

Sans être dans l’eau :

Assise au sol ou accroupie ou debout avec une jambe relevée sur un tabouret, selon la position qui vous sera la plus facile.

Mettre de l’huile neutre sur le pouce et l’insérer à l’entrée du vagin. Il va venir relever le kyste délicatement.

Mettre de l’huile mélangée à l’huile essentielle sur les autres doigts. Les poser à l’extérieur, tout le long du kyste.

Bien respirer, profondément en prenant contact. Se souvenir de cette respiration lente et la conserver toute la durée du massage.

Pincer jusqu’à avoir un contact ferme. Et faire glisser les doigts le long du kyste, dedans et dehors, de l’avant vers l’arrière en maintenant la pression. Souffler… Inspirer et faire le chemin retour.

Selon votre résistance à la douleur, réaliser cette opération entre 10 et 15 minutes le matin et le midi.

En étant dans l’eau :

Réaliser le même massage mais sans les huiles (elles seront à mettre à la sortie du bain).

Idéalement, le faire durer entre 45 minutes et une heure. (Si, si… Vraiment. Et je compatis.)

Bien respirer, c’est une des clés.

Comment procéder en cas de collection ?

Une collection signifie qu’un premier kyste s’est formé et que d’autres vont apparaître derrière lui (donc vers l’arrière du canal, en direction des fesses).

Pas de panique, lors de ma première bartholinite il y en avait 3 qui s’étaient formés. J’ai drainé le premier, puis le second et enfin le troisième.

La deuxième fois, il y en avait 2, le second est apparu au deuxième jour du massage. Logique, en poussant le fluide dans le canal il est allé l’engorger un peu plus loin. Là encore, j’ai drainé le premier vigoureusement puis j’ai accompagné le second en fin de massage. Donc 30 minutes sur le premier, 15 sur l’autre à chaque fois. Le dernier jour, le premier était totalement résorbé, j’ai donc massé le second pour finir de le drainer.

A chaque fois, j’ai surveillé en tâtant délicatement les jours suivants. La zone reste sensible mais la sensation est tout à fait différente.

Enfin, j’ai pris les antibiotiques jusqu’au bout, sans rater la moindre prise. Puis je me suis concocté des repas avec des aliments lactofermentés et des boissons fermentées de type kéfir, kombucha et ginger beer maison, évidemment ! Pour réensemencer ma flore intestinale.

Ce protocole m’a permis d’éviter des opérations telles que la marsupialisation ou l’ablation de ma glande, sans mèche ni aucun autre acte chirurgical.

Je vous souhaite une belle guérison physique, comme psychique (la bartholonite, comme toute maladie, révèle quelque chose… C’est une invitation à l’introspection).