Poste restante

Un certain regard sur le monde... Ce lieu est un petit bout de web sans prétention, qui réunit quelques informations au fil de mes recherches, mes envies et surtout de ma disponibilité ! Certains articles sont régulièrement mis à jour, n'hésitez pas à farfouiller ou à suivre la page Facebook qui les indique.

Soigner une bartholinite naturellement

Cette affection gynécologique toucherait environ 2% des femmes. Douloureuse, elle peut aussi être récidivante.

J’ai parcouru le web et trouvé bien peu de documentation sur comment soigner une bartholinite avec des produits naturels. En ayant eu deux en l’espace de 10 ans, j’ai décidé de partager mon protocole.

**************

ATTENTION !!

Cette expérience répétée a été faite par une femme qui connait bien son corps et sous la supervision de son médecin traitant. Elle est le récit d’un vécu qui n’engage qu’elle.

Une bartholinite mal traitée peut engager le pronostic vital en dégénérant en septicémie !

En cas de doute, il faut vous rendre aux urgences.

C’est impératif si vous avez de la fièvre !!

**************

Cet avertissement posé et bien compris…

Le principe

  1. Dès la détection : aller consulter son médecin traitant / gynécologue et faire confirmer le diagnostic. Se faire prescrire des antibiotiques et les prendre (important !!). Refuser gentiment et fermement les actes chirurgicaux proposés tout en vérifiant bien que votre état permet de réaliser des auto-soins. Parfois, il n’est pas possible de leur échapper, notamment si la bartholinite est à un stade trop avancé.
  2. Se reposer au maximum. Bien comprendre qu’il faudra au minimum quinze jours à tourner au ralenti, voir pas du tout. Évacuer tout facteur de stress, alléger sa nourriture et dormir autant que possible.
  3. 3 fois par jour : s’auto-masser, jusqu’à la disparition complète du kyste. Attention, c’est très douloureux.

Les produits complémentaires

Pour les massages prévoir une huile seule pour la partie interne. Le calophylle inophyle (aussi appelé tamanu) est idéal. Si vous n’en avez pas une huile neutre et non parfumée conviendra : olive, sésame non toasté…

Pour les massages externes prendre la même huile et rajouter 2% en poids d’huile essentielle de tea tree.

La nuit, il est possible de mettre de l’argile verte en pâte en interne et en externe. C’est un complément, ces emplâtres ne suffisent pas à eux seuls. Il est aussi possible de se préparer du lait d’argile pour le boire à jeun le matin, mais n’ayant pas eu le réflexe de le faire je ne peux témoigner de son efficacité.

L’outil génial

La baignoire pour des bains très chauds et longs. Si vous n’avez qu’une douche, une bassine pour faire des bains de siège fonctionne aussi, comme tout autre récipient suffisamment grand pour y faire tremper vos fesses.

L’eau très chaude détend. Elle permet des massages longs, pour drainer efficacement le fluide.

Le bonus : le rasoir, pour éliminer temporairement les poils de la partie externe à masser.

La technique d’auto-massage

Je répète : c’est douloureux. Vraiment.

Sans être dans l’eau :

Assise au sol ou accroupie ou debout avec une jambe relevée sur un tabouret, selon la position qui vous sera la plus facile.

Mettre de l’huile neutre sur le pouce et l’insérer à l’entrée du vagin. Il va venir relever le kyste délicatement.

Mettre de l’huile mélangée à l’huile essentielle sur les autres doigts. Les poser à l’extérieur, tout le long du kyste.

Bien respirer, profondément en prenant contact. Se souvenir de cette respiration lente et la conserver toute la durée du massage.

Pincer jusqu’à avoir un contact ferme. Et faire glisser les doigts le long du kyste, dedans et dehors, de l’avant vers l’arrière en maintenant la pression. Souffler… Inspirer et faire le chemin retour.

Selon votre résistance à la douleur, réaliser cette opération entre 10 et 15 minutes le matin et le midi.

En étant dans l’eau :

Réaliser le même massage mais sans les huiles (elles seront à mettre à la sortie du bain).

Idéalement, le faire durer entre 45 minutes et une heure. (Si, si… Vraiment. Et je compatis.)

Bien respirer, c’est une des clés.

Comment procéder en cas de collection ?

Une collection signifie qu’un premier kyste s’est formé et que d’autres vont apparaître derrière lui (donc vers l’arrière du canal, en direction des fesses).

Pas de panique, lors de ma première bartholinite il y en avait 3 qui s’étaient formés. J’ai drainé le premier, puis le second et enfin le troisième.

La deuxième fois, il y en avait 2, le second est apparu au deuxième jour du massage. Logique, en poussant le fluide dans le canal il est allé l’engorger un peu plus loin. Là encore, j’ai drainé le premier vigoureusement puis j’ai accompagné le second en fin de massage. Donc 30 minutes sur le premier, 15 sur l’autre à chaque fois. Le dernier jour, le premier était totalement résorbé, j’ai donc massé le second pour finir de le drainer.

A chaque fois, j’ai surveillé en tâtant délicatement les jours suivants. La zone reste sensible mais la sensation est tout à fait différente.

Enfin, j’ai pris les antibiotiques jusqu’au bout, sans rater la moindre prise. Puis je me suis concocté des repas avec des aliments lactofermentés et des boissons fermentées de type kéfir, kombucha et ginger beer maison, évidemment ! Pour réensemencer ma flore intestinale.

Ce protocole m’a permis d’éviter des opérations telles que la marsupialisation ou l’ablation de ma glande, sans mèche ni aucun autre acte chirurgical.

Je vous souhaite une belle guérison physique, comme psychique (la bartholonite, comme toute maladie, révèle quelque chose… C’est une invitation à l’introspection).

En Gratitude

Parfois les mots n’existent pas…

Parfois les sensibilités se rencontrent seulement au-delà de l’indicible.

Je salue cette rencontre d’âmes, et bien plus encore.

Merci d’être.
🤍

33 : Hold the space

Entre lâchers-prises et recentrages, elle avançait cahin-caha… Ballottée par les vents, caressée par la mer, portée par la matrice même de la Terre. Entre les mondes elle poursuivait ses explorations, chevauchait dragons et chimères, en oubliant de mirer les reflets d’une réalité qui se rappelait parfois encore bien brutalement à elle de ses angles saillants.

Les pieds pris dans les mycorhizes elle déployait tous ses sens, encore et encore. Projections, fuites, retraits et toujours « donner pour le seul plaisir de donner. Ne rien s’attendre à recevoir ». Esquive de la déception, ne plus chercher à sauver quiconque, pas même elle. Accepter telle quelle la tessiture de la réalité de l’instant. Se déployer dans les solitudes, revenir au corps pour consoler le cœur.  Se créer ses propres flux, ne rien maîtriser et goûter ce qui se présentait. Conjuguer les verbes sans conditionnel, lâcher toute attente et remercier, encore et encore. Laisser s’éloigner les uns, s’immerger dans des silences aux heures infinies tant les mois passent (l’émoi passe ? Eh bien non, persistance autistique ou lien d’âme ? Qui sait vraiment ?). S’étonner de retrouvailles qui n’en sont pas (« encore » souffle l’une d’elle, « sois patiente… Tu le sens bien : ce n’est qu’une question de temps… Et le temps n’existe pas ! »), sentir les vibrations de ces âmes aimées courir le long de sa peau et savourer la caresse sur sa peau, les yeux baignés de larmes et la lèvre coincée entre ses dents pour les retenir.

S’épuiser. Dans un tourbillons d’envies, d’incompréhensions, d’espaces qui n’existaient que pour elle. Prise dans une galerie des glaces comme d’autres surferaient sur les cordes du temps et des réalités. Entrapercevoir des lumières et se perdre : elle était seule à les voir. Se fracasser contre la vitre, invisible mais bien tangible réalité. Se balancer, s’ouvrir, se donner, saturer, suturer pour éviter de suppurer. Apurer les dettes, les effacer d’un sourire, déposer les armes…

…et se retrouver sur une plage, dans les limbes. Là où la ligne d’horizon se confondait avec le ciel, vraiment. Quand la plage disparaissait et que tout repère s’estompait. Comme s’il lui était vraiment possible de disparaître.

Pour la seconde fois. Frémir quand les mondes s’ouvraient, alors qu’une lentille de sable chaud l’accueillait. Se purifier dans la Mer, accompagnée des déités bienveillantes, tandis que l’âme erre, amère… Ouvrir ses perceptions à ne plus les distinguer du restant de la matière, se perdre dans les éléments jusqu’à la dissolution. S’émerveiller de la course des nuages, du roulement de leur frange sous la voûte céleste étoilée et compter les filantes… Jusqu’au rappel de la Lune. De toute sa rondeur elle monta au ciel alors qu’elle se perdait. Accepter de reprendre pieds pour cet autre, ce reflet d’elle-même et lui ouvrir cet espace où aller se nicher sans crainte. Pouvoir le sentir explorer ses réticences, toucher ses limites, se chercher sans réussir pourtant à ouvrir à la connexion.

Elle n’avait pas souvent vécu cela. Ses liens empathiques comme annihilés, inexistants ou tout du moins non opérationnels. Revenir aux sens premiers. L’accompagner d’un sourire, incarner l’archétype et rester dans sa respiration, bercée par les vents doux. Alors continuer, tenir encore cet espace et être, juste être. Avoir en conscience que sa seule présence suffisait. Ni plus, ni moins. Être.

Elle se reliait au feu, à cet Autre qui lui avait ouvert les secrets des braises au travers des fractales. Elle retrouvait son parfum aux épices indescriptibles qui la troublait tant, ce petit frère d’âme aux culbutes improbables et aux yeux si clairs… Il avait été ce premier avec lequel elle avait entendu clairement l’une d’elle soupirer d’aise dans une forme de reconnexion / rassemblement de ses morceaux d’âmes épars. Il lui avait offert alors cet espace, en cocréation spontanée avec ces hommes aux ancrages si forts et si beaux, mélangés dans leurs danses d’où sourdait une énergie puissante et maîtrisée. Elle avait goûté ces précieux moments, vu le ciel devenir autoroute d’improbables technologies… « Inutile », lui avait-il chuchoté, celui qui avait œuvré à les mettre au monde pourtant. Elle avait chassé d’un revers de cœur les inquiétudes signifiées alors, se réjouissant des potentiels et des usages justes qui pourraient bien la mettre réellement au service de tous.

Mélange encore, des souvenirs, des bribes de rêves, de réalités toujours aussi floues et d’émotions ballantes. Empathie encore, quand les aimés revennaient au contact et constats de son impatience…

Non, elle ne touchait pas Terre. Pas celle-là en tout cas. Ses mondes si riches et colorés n’avaient de sens pour personne, pas même pour elle.

Alors ? Alors elle laissait les mots courir, les si belles âmes qui l’accompagnaient avec douceur et juste distance se manifester spontanément. Les soins affluer, de toutes natures. Et parfois elle les rendait, à sa manière. Presque intangible, imperceptible pour l’observateur extérieur. Qu’importait ? Tenir l’espace comme prendre soin de soi et des autres, quelle meilleure façon d’être ? Nul besoin de reconnaissance. De toutes façons, s’il venait à affleurer le retour était immédiat et net. Comme une rebuffade, ravivant encore le souvenir cuisant de longs sanglots. Et respirer, rouvrir le cœur, reprendre le chemin un pied devant l’autre, nus de préférence. S’ancrer – quand s’encrer ne suffisait plus à maintenir le contact avec l’adelphité résidant dans cette galaxie qui la fascinait tant… Enterrer profondément ses racines éthériques pour mieux devenir arbre. Et laisser le Mental s’enfuir et s’épuiser à courir derrière le Mat et le Heyoka… Et tous ces Autres qui lui échappaient alors qu’elle s’arque-boutait à les retenir, sans seulement sentir que d’Autres autour avaient tant à lui offrir. Jusqu’à sentir le parfum de la rose.

Et revenir à elle.

A Soul Healer: Ivan Georgiev

Il y a des rencontres…
De celles qui nous marquent, qui nous transportent. Et dont on sait qu’elles nous tatouent le cœur pour le reste de nos jours.

Le compositeur Ivan Georgiev m’a fait l’honneur de me confier un (long) extrait de son prochain album.

L’écoute en a été bouleversante, et voici la restitution que je lui en ai faite :
Ce soir il m’a fallu prendre un petit temps avant de t’écrire car j’ai été transportée. J’ai vécu un voyage émotionnel et sensuel intense, comme d’abord bercée par tes notes et ta voix. Puis je me suis enroulée dedans, laissée portée et il y avait cette douceur, cet enveloppement dans ton univers intimiste qui parle tant à mon âme tout en semblant effleurer ma peau. Comme un apaisement, le sentiment d’être arrivée au terme d’un voyage personnel intérieur, de ressortir d’un long tunnel d’explorations profondes avec comme soulagement de laisser le superflu à la sortie, là, juste là. Et une fois déposé ce fardeau, d’avancer dans une lumière baignée de pur amour.
Alors… alors ce fut le temps des larmes, de celles qui étreignent la gorge et le cœur dans le ravissement de la simplicité, d’une découverte de la beauté épurée, de celle qui a besoin de si peu pour se révéler.
Ton monde et sa forme de restitution parlent à mon âme. Je ne connais qu’un seul autre musicien* auquel j’ai un jour dit « You’re a Soul Healer ». Tu es le second, et je suis impressionnée par tout ce qui s’offre et se déploie dans une écoute méditative de ton œuvre. Assurément la maturité joue, mais pas que. L’histoire que tu racontes va bien au-delà, pour qui sait s’ouvrir et accepte de la recevoir. Toute en délicatesse, en finesse et avec une grâce et une légèreté qui vibrent et résonnent au fil des notes.
Merci. Merci pour ça et j’attends la suite, évidemment, mais sans impatience aucune. Je savoure l’idée de recevoir l’ensemble et d’y participer de différentes manières.

Gratitude l’Univers. Plus j’avance et plus je me sens riche de trésors aux saveurs subtiles et précieuses.

*big hug Marcel Hutter.