{Improbables matrices, une histoire de Soi, une histoire de Foi. Une histoire de Toi ?}

Ter0 a l’infini plaisir d’accueillir un texte écrit par Vincent. Ami, frère, éveillé… Il est de ces hommes qui me font la Joie de leurs partages. Je me sens honorée qu’il m’ait confié ses mots et l’autorisation de les partager.

🙏🏼 Gratitude 🙏🏼


Tiens, je te partage un texte que je viens d’écrire. Ça raconte une partie de mon histoire, telle que je la vois aujourd’hui.

C’est l’histoire où je raconte que nous sommes les créateurs spectateurs de nos pensées que nous prenons pour des réalités, et se faisant, l’univers nous permet de vivre cette version intérieure à l’extérieur. Nous avons les clefs de ce royaume intérieur, à la fois humble serviteur, parfois esclave et aussi le maître. Si peu de gens en prennent conscience.

Cette nuit, je me suis rappelé un exercice de pensée que j’aimais faire enfant. J’étais dans mon lit et je partais en voyage dans cet immense univers. Je voyais mon lit, ma maison, mon village, la terre et ça, jusqu’au bout de l’univers qui semblait être le bout de l’infini. Alors, je partais plus loin, si loin que cet univers finissait par être une tête d’épingle et pour finalement disparaître. L’infiniment grand devenait infiniment petit.

Je te raconte ça, car aujourd’hui, ça ressemble beaucoup à ma conscience, un espace infini de rien où je regarde passer mes pensées qui émergent et disparaissent, en spectateur. Je peux aussi remplir cet espace d’amour, de lumière ou d’un canard en plastique qui fait des Prouts avec des bulles arc en ciel, je peux y mettre un divin. Et je vis cela comme une réalité, je peux sentir le goût de Fraise, je peux être ce canard en plastique. Je vis cela comme une réalité. Mais je sais que je ne suis pas mes pensées, je suis l’espace vide où tout est un et pourtant l’infini arrive à s’y glisser. Ces pensées, ne font que passer.

Alors, oui, les sens tout ouverts, quelle gratitude de voir cette vie si belle, tellement improbable que de moi même, je n’y aurai jamais pensé, il en va de même des rencontres, des partages. La vie est belle. Il n’y a rien à demander.

Et sur le chemin de la conscience, ton moindre bout d’ego se battra pour que tu t’accroches à une pensée, à une réalité. Que ce soit ton job, ta relation amoureuse, le canard en plastique ou le divin. Quand tu vas dans cet espace en sauvage, sans rien demander, juste tu vis ce truc fantasmagorique. Oui tu peux rester scotché dans n’importe quoi, de la paranoïa absolue au pur divin. Ce qu’on appelle éveil spontané on t’a donné les clefs du château de ta conscience en maître absolu, mais tu ne sais pas à ce moment que c’est le château de tes pensées.

Alors, oui. Tu vas être dans la béatitude, le Nirvana, le un, mais aussi souffrance. Tu vas te voir fou. Tu vas te rendre compte que tu peux sortir de cet état comme d’une transe, indemne. Tu es déjà un peu plus maître, mais tu ne sais toujours pas que c’est ta conscience que t’explores. Dans une des versions de ce qu’elle est. Tu vas te créer un lieu où te reposer. Tu verras à la fin, c’est le même que celui où rien ne bouge, infini.
Tu vas avoir un peu peur d’y retourner, mais ça t’appelle. Y aller à tâtons, expérimenter mille trucs, guérir tes blessures. Lire, vouloir s’en sortir à tout prix. T’as rien demandé, merde !
Et puis voila, un jour tu te rends compte que tu es cela, cet espace vide où tout émerge et ce qui émerge c’est ta réalité. Tu en es le maître, le plus humble serviteur et parfois l’esclave. Maintenant il n’y a plus rien à faire, surtout ne rien faire. Ouvrir les yeux et voir que la vie est belle. Que seul l’amour, la compassion, la bienveillance donnent du sens à cela. Ce bien-être infini où t’aimerais que chaque être qui souffre puisse simplement ne rien faire, juste qu’ils prennent eux-même la clé de leur conscience. C’est si facile, il n’y a rien à faire, rien à être. Mais c’est si compliqué, on croit que nous sommes nos pensées.

❤️

En vrai, ça c’est l’espace le plus simple, les plus complexes contiennent le divin représenté comme des sortes d’infinis de matrices de dimensions se déployant les uns des autres. Et ce premier univers infiniment grand, redevient infiniment petit. ^^ Ce divin est inaccessible avec la pensée, mais avec l’amour, bizarrement, je le rejoins.

😘

Le cœur colle, c’est sa nature. Le mental sépare, c’est sa nature. Tout est question de foi. Tout est question de Soi. Tout est question de Toi ?