Poste restante

Un certain regard sur le monde... Ce lieu est un petit bout de web sans prétention, qui réunit quelques informations au fil de mes recherches, mes envies et surtout de ma disponibilité ! Certains articles sont régulièrement mis à jour, n'hésitez pas à farfouiller ou à suivre la page Facebook qui les indique.

Le Jardin Ethnobotanique

Cyril est un passionné dont j’ai découvert le travail grâce à Simple & Solaire.

Il cultive des plantes rares et originales dans le Jura, avec une philosophie et une approche qui m’ont immédiatement séduite. Alors certes la production n’est pas labellisée « bio » mais la façon de travailler est suffisamment stricte – et va parfois bien au-delà de certains cahiers des charges – pour qu’il soit devenu un de mes fournisseurs réguliers.

J’aime particulièrement ses tisanes, mélanges à la fois originaux, doux et addictifs. Parmi elles, la Tisane des Elfes a remporté un vif succès auprès des petits et grands auxquels je l’ai faite déguster.

Les plants reçus sont vigoureux et plutôt résistants (même par colis à l’autre bout de la France). D’ailleurs le cotonnier a vaillamment survécu à 2 déménagements et des conditions vraiment peu adaptées pendant des mois avant de finalement rendre l’âme faute d’une exposition lumineuse suffisante (désolée…). Ce sera une expérience à retenter ! Toutes les autres (une dizaine) ont survécu et se sont même bien adaptées au climat du Sud de la France, alors qu’elles sont en pots et que l’arrosage l’été dernier n’a pas été des plus réguliers…

Parmi le catalogue raisonné, on peut trouver les herbes, encens et plantes forts utiles pour les rituels et autres pratiques de magie naturelle. Loin des attrapes-gogos que l’on peut trouver sur des sites se présentant comme « ésotériques », on a ici des supports sains avec lesquels œuvrer en toute confiance. Celles et ceux qui travaillent leurs lunes trouveront leur bonheur sans réserve. Attention à bien lire les mises en garde et à prendre contact en cas de doute sur l’utilisation d’une plante inconnue ou non utilisée jusque là. Certaines sont très puissantes et ne peuvent être employées à la légère.

Dans un registre plus commun, ce Jardin du Bonheur propose des plantes amusantes, dont une partie est comestible et d’autres ont des caractéristiques rigolotes, telles que les plantes sensitives. Elles sont une merveilleuse introduction à la Nature sensible et subtile pour les enfants ! Évidemment les médicinales trouveront leur place sans réserve dans tout jardinet qui se respecte, aux côtés des aromatiques et des variétés légumières anciennes.

Bref, conquise et fidèle je suis à cette petite entreprise familiale qui reflète parfaitement les valeurs de son fondateur. Ai-je précisé que par conviction il a auto-construit son Ecoquille avec des matériaux écologiques et qu’il vit en site isolé, prenant un soin particulier de son empreinte sur notre Terre ?

Voici donc le lien pour découvrir l’intégralité du catalogue du fabuleux Jardin Ethnobotanique (par souci de transparence je précise que le lien est affilié : en cliquant dessus, votre commande me permet d’avoir une petite remise pour ma prochaine – ce dont je vous remercie !)

[Fragment 24 : Se quitter, pour mieux se retrouver]

Elle avait été de Lunes en Lunes, brûlant aux quatre vents encens et bougies. Elle avait marché sur les tapis de mousse imbibés d’eau, elle avait été saluer le hongre blanc sous la Lune Rousse, elle avait rendu hommage aux 9 Sages, elle avait parcouru la forêt, traversé les rivières, salué les ondines… Et elle s’était épanchée. Elle avait tout confié, le cœur battant et l’espoir intense, chevillé au corps.
Elle avait poursuivi son chemin, grandit et réfléchit. Le temps filait, au gré des saisons. Elle attendait, oh ça ! La patience elle en avait. Nul doute, c’était un sacré don. Elle noircissait régulièrement cahiers et feuillets, elle lui avait tant écrit que son âme était nue, totalement. Face au silence elle ne cherchait pas : on ne s’entend jamais mieux que sans bruit parasite.
Et puis il y avait eu ce sentiment. Infime au départ, un petit rien. Une supposition, un simple constat. Mais l’évidence était là. La confirmation vint plus tard, sans qu’elle n’apporte rien. Elle s’était observée et son attention s’était alors portée sur tous ces aspects habituellement ignorés. Elle regarda son corps vieillissant, ses mains toujours fines, ses articulations qui manquaient de souplesse, ses cheveux nervés de blanc, son menton qui s’affaissait doucement, les marques qui racontaient sa vie de femme, disséminées ici et là. Ses seins lourds et tombant, sa minceur malgré tout. Mais rien de tout ça ne lui était inconnu, non. Elle en avait dressé la liste et la tenait à jour comme elle tenait ses livres de comptes. Non, ce fut son regard éteint, toute joie morte qui la troubla.

Qui était-il, qui étaient-ils pour lui voler son étincelle de vie ?
Cette question la laissa perplexe. Elle se fit attentive, écouta les récits des autres, croisa leurs témoignages et se rendit à l’évidence : inutile d’en quitter un pour courir après l’autre. Il fallait rompre le schéma, casser cette spirale qui la ramenait encore et encore dans des rets douloureux. Oh certes ! Si brillants, si perlés de douces gouttelettes aux reflets arc-en-ciel, si attractifs : comme autant de miroirs aux alouettes. Mais elle avait traversé le voile, il lui fallait maintenant déchirer la toile dans son ensemble.
Un pas. Un autre. Un stylo, du papier, encore… Et les mots pour chasser les maux. Douleurs. Son âme hurlait, sa louve tournait en rond comme affolée. Se défaire des uns, s’alléger des autres et faire un grand ménage de printemps. Choisir ses proches. Faire de tri, laisser derrière soi les menteurs, les diseurs de bonne aventures. En cas de doute : se relire. La réponse est dans les textes (en vrai, sur ce forum 😉 ) et ne pas oublier : les lignes de temps ne sont pas linéaires, justement ! Celle qui parle peut prendre de la graine de celle qui a parlé. La jeunette disposait également de bon sens, d’une certaine clairvoyance.
Accepter. Pleurer. Lâcher. Complètement. Aller jusqu’au bout. Poster cette fichue lettre et se dire que ça y est, liberté chérie me voilà ! Seule. Absolument, complètement et totalement seule. Mais nulle libération ne vient sans que les attaches ne soient coupées. Toutes les attaches. Et certaines traversent les incarnations semble-t-il.
Alors une nouvelle quête s’amorce, un nouveau défi. Avec encore de l’énergie à déployer, encore des secondes, minutes, heures, jours ou peut-être bien des mois à passer. Se faire à l’idée. Non pas se résigner mais refuser ! Net. Et s’y tenir. Sans s’énerver, sans oublier qu’il y a un fantastique cadeau derrière cela.

Mais bazar, que le prix de la Transformation est élevé.

Pain sans gluten – levain au kéfir de fruits

Alors en voilà une qui fait mon bonheur presque au quotidien !

Le gluten j’en ai déjà parlé c’est visiblement fini pour moi… Les derniers essais de réintroduction ont été un fiasco total. Après discussion avec un médecin et un naturopathe mon régime alimentaire a beau comporter des légumes et des boissons lactofermentés, cela ne suffit pas à rééquilibrer les bactéries intestinales au vu de ma tendance trop importante au crudivorisme.

Bon, me voici fixée, j’ai donc pris le taureau par les cornes et mis au point une recette qui tient largement la route. Ne cherchez pas une croûte cassante et une mie ultra aérée de type baguette pour autant, le résultat est plus proche d’un pain de mie compact qui se tient relativement bien.

Quoi qu’il en soit ça fait le job et ceux et celles qui veulent des pains sans gluten avec des résultats de fous iront consulter l’excellent blog de Gourmandises de Kéfir et Kombucha : attention par contre, c’est parfois un peu technique.

Ingrédients pour la première fermentation

  • 400g de farines (mélange au choix et au feeling de farines de riz, de sarrasin et de maïs + 1 à 2 cuillères à soupe de farine de lupin)
  • eau
  • 1 cuillère à café en porcelaine de levain de kéfir
  • 1 cuillère à café de sel

Ingrédients pour la deuxième fermentation

150g de farines

au choix : graines (pavot, tournesol, courge…), aromates (thym…) et épices selon ses envies du moment

beurre (pour le moule)

Préparation

2 jours avant

Lancer son levain de kéfir si on en a pas en cours.

Très simple : mettre une cuillère à soupe de farine dans un pot et mouiller jusqu’à obtenir une pâte assez liquide avec de l’eau de repos de graines de kéfir de fruits. Laisser reposer.

La veille

Nourrir son levain de kéfir en ajoutant une nouvelle cuillère de farine et un peu d’eau jusqu’à retrouver la consistance de la veille. Lui parler amoureusement de ses jolies petites bulles. (Le levain est vivant et très sensible aux intentions. Il est possible de dessiner de jolis coeurs sur son pot ou tout autre message positif.)

Le jour J

Mettre son mélange de farines dans un saladier avec le sel. Bien mélanger au fouet pour avoir un ensemble homogène.

Ajouter l’eau jusqu’à avoir une pâte assez liquide. Ne pas hésiter car le pain sans gluten demande plus d’eau que son homologue en contenant.

Mettre un torchon sur le saladier et laisser reposer 24h.

Le lendemain

Beurrer un moule à cake.

Bien se laver les mains, préparer la farine à côté (ne pas hésiter à garder le pot ouvert avec une cuillère car la dose est à ajouter au feeling). Saupoudrer généreusement la pâte et la malaxer pour mêler intimement la nouvelle farine. Ne pas hésiter à chasser les bulles d’air : on cherche une deuxième fermentation et elles vont se reformer pendant la levée suivante. En gros, la pâte doit réduire malgré l’apport de la nouvelle quantité de farine.

Si graines ou aromates ou épices, c’est le moment de les ajouter !

Quand la pâte est suffisamment compacte pour tenir d’un seul bloc, la mettre dans le moule à cake, remettre le torchon en continuant de lui susurrer des mots d’amour et laisser reposer à nouveau 24h.

Jour 5

Préchauffer le four à thermostat 5, ajouter les dernières graines sur le dessus du pain si l’envie nous en prend et enfourner pour environ 30 minutes. Laisser refroidir dans le four.

Une fois le pain froid : déguster !

Variantes

J’ai testé la farine de pois chiche mais sans être vraiment convaincue, ceci dit tout l’intérêt de ce pain est de pouvoir mixer avec ce que l’on a sous la main.

Le sarrasin reste assez peu présent tant qu’on ne dépasse pas les 1/5 du total des farines mais il donne à la pâte une tenue que n’offre pas la farine de riz, trop fine.

J’ai testé en ajoutant 1 cuillère à café de gomme de guar. Elle n’est pas indispensable mais offre un liant et donc une tenue ensuite qui modifie la texture et la rend proche de pains avec gluten. Cependant attention lors de l’ajout de la farine en deuxième fermentation : la pâte devient ultra collante et il faut résister à la tentation d’ajouter trop de farine, sinon le pain est trop dense.

Le point super agréable : ce pain se conserve une semaine sans souci en le laissant dans son moule à cake et en l’enroulant d’un torchon. Il reste tendre et ne se délite pas, pourvu que les tranches fassent un demi centimètre d’épaisseur.

Alors oui c’est long, il faut prévoir mais avec un levain chef qui s’utilise aussi dans les gâteaux on réduit l’anticipation à 3 jours seulement et avec la rotation du pain en cours, on s’y retrouve bien 🙂

Bon appétit !

 

Tchaï ou thé indien

Ahhh le tchaï ! Je l’ai découvert il y a 15 ans de ça et c’est devenu mon compagnon. Il y a toujours un prétexte à en boire, à en partager et à en refaire.

J’ai testé plein de recettes, voici ma version synthétisée – qui rappellera des souvenirs à ceux et celles l’ayant bu en ma compagnie.

Ingrédients

  • 1 litre d’eau
  • 4 clous de girofle
  • 1 cuillère à café de cannelle en poudre
  • 3 à 4 grains de cardamome
  • 1 cuillère à café de gingembre frais râpé
  • 3 grains de poivre de Sichuan
  • 3 cuillères à soupe rases de sucre roux ou de rapadura
  • 250ml de lait (végétal, chez moi du riz)

Recette

Mettre les épices non moulues dans un pilon et les broyer grossièrement.

Mettre les épices dans l’eau et amener à ébullition puis laisser à petit feu pendant 20 minutes.

Ajouter le sucre, mélanger et laisser quelques minutes jusqu’à dissolution.

Ajouter le lait, laisser 2 minutes.

Filtrer et déguster bien chaud !

Variantes

On peut ajouter 1 cuillère à soupe de thé noir « Assam » en même temps que le sucre pour une version plus corsée. Ne supportant plus le thé noir, je le savoure sans et le trouve tout aussi bon !

A court de lait végétal ? Une cuillère à soupe de crème (végétale ou animale) fonctionne aussi très bien, c’est juste un peu plus lourd.

Trop fort ? Cette version attise clairement le feu intestinal et pour la Vata que je suis, c’est logique. N’hésitez pas à varier les dosages des épices, voir à supprimer le poivre. Il est intéressant de l’adjoindre au gingembre mais ce n’est qu’une option.

Le gingembre frais apporte une note citronnée qui est absente avec la version en poudre mais elle peut très bien s’y substituer.

A déguster avec des montecaos, évidemment !