Fatigue de la tourmente

Arf ça recommence, impossible de commencer par une assertion que je ne puisse nier dans l’instant qui suit. Donc, pas moyen d’écrire « j’aime les périodes de transition » parce que la seconde suivante, je les déteste !

Humeur yoyo, besoin de calmer le jeu et en même temps, ralentissement qui m’agace au plus haut point après avoir couru partout des mois durant. Moments d’ivresse qui s’étirent, respiration qui se calme puis bran-le-bas de combat la demi-heure qui suit car « il faut que ça avance, nanmé ! ».
Puis re-zen, re-speed, re-rêve… Projections. Que faire ? Que devenir ? Que tracer ? Quel sillon suivre ? Quels cailloux arpenter ?
Moments semi-tragiques et drôles à la fois, insouciance des minutes qui filent vers un futur qui s’esquisse mais refuse de se montrer tout entier. Pruderie ou simple élégance, cela ne me rassure en rien. Recentrage forcé ou au contraire lâcher-prise qui se découvre flotter entre deux eaux. Choses curieuses, regards extérieurs étonnés, compatissants ou amusés mais jamais vraiment dans le vrai.

Fatigue qui cherche à se faire la malle mais levers délicats, tête engourdie comme après une sieste en plein soleil alors que la nuit n’a jamais duré que 7 heures. Réveils intempestifs, errances de l’âme au cœur du sommeil, vagabondage de tout.
Paradoxe de l’envie de papoter mais sans savoir avec qui. Et pour finalement s’apprécier tout seul. Discussions qui tombent à plat, recherches brèves et sans suite, accumulation de petits détails, de sensations retrouvées comme une fonction zoom redécouverte. A bas le grand champ ! Visons le détail, déclinons les fragments, découpons, partageons… Alternons les émotions, enchaînons-les le plus vite possible, laissons-nous emporter par un torrent d’empathie, rageons, pestons, raisonnons… Mais nulle larme ne vient, l’âme se terre dans sa gangue de « je vous prends de loin, je suis imperméable, cela ne m’atteint pas d’ailleurs suis-je sûre d’être celle qui vit vraiment cela ? »
Mouvoudoudiou mais tu le vois pas, ce qui t’attend ? Ce qui te pend au nez ? Avoue, faut pas aller loin pour analyser ça. Ah oui, mais évidemment, c’est plus facile de regarder ailleurs. Pffff…

Infréquentable, je vous dis !

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